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Deux belles maîtresses

KILIKEZ (00:01:52) 


Y a des histoires d’amour que l’on dit impossibles

Et seul le temps les couvre de leurs ruptures terribles

J’ai eu deux belles maîtresses, pendant plus de huit mois

Elles étaient sans paresse, et elles n’aimaient que moi.

Toujours l’une derrière l’autre sans jamais se fâcher

Elles étaient deux apôtres à mes pieds, enlacées.

Je les ai connues à Auch, elles sortaient d'une boîte

L’une était à ma gauche et l’autre mal à droite.

Elles avaient grand plaisir à se faire marcher.

A se faire courir, à se faire sauter.

Aussi, je n’ai pu croire à leurs virginités

Lorsque le premier soir , je les ai pénétrées.

Ca c’est fait sans un cri, tout juste un peu serré

Et quand j’en suis sorti, j’ai pu prendre mon pied.

Elles ne m’ont pas quitté malgré toutes les souffrances

Que je leur ai donné souvent par ignorance.

Les coups sur les trottoirs, les attentes dans les gares

Et ces déchets de chiens, qu’elles prenaient pour un rien.

Et si, je suis ici, devant vous tout penaud

C‘est que votre verni a quitté votre peau

Pardonnez-moi, mes belles, mais je dois vous laisser

Là dans cette ruelle, toutes nues sans lacets.

Vous avez trop vieilli

Vous n’êtes plus très sures

Vous que j'ai tant chéries,

Vous mes vieilles chaussures

 
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