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Slam
Paradoxe des générations


Avez-vous remarqué que pour faire un enfant,

Il faut en vérité, seulement deux parents.

On peut s’y mettre à trois ou quatre, mais deux suffisent,

Pour connaître la joie de ces mômes qui épuisent.

Bien des fois on m’a dit que c’est un mec, Adam

Qu’avait une pomme pourrie avec un ver dedans !

Il l’a r’filé à Eve, elle en fit un enfant

Et moi tout ça m’énerve, faut pas prendre pour un gland.

Car si l’on compte sans être, un crac d’arithmétique,

Tous nos anciens ancêtres, on n’y comprend que pouic.

Né en 51, c’est l’année du Pastis,

J’ai eu mes deux parents, et c’était des artistes.

Puis quatre grands-parents, c’était des spécialistes,

Huit arrière-grands-parents ont continué la liste.

Et si je continue cette démonstration,

Le compte farfelu de ces copulations

Nous mène à l’inconnu d’une étrange équation,

On nous a fait cocu avec la religion.

Comptez donc avec moi !

1900, j’en suis tout juste à 8, 1800, j’arrive à 128, 1700, 2048,

1500, je ne vais pas trop vite ? 524 288 en 1500, vous me suivez ?

Alors, je continue, 1300, 128 millions, 1200, 2 milliards,

Puis 4, puis, 8, puis 16, vous me suivez toujours ?

2 milliards en 1200, c’est peut être débile

Ca nous fait 512, quand on est en l’an 1000.

Alors pourquoi dit-on, dans les livres d’histoire

Qu'à cette époque on était pas plus d’un milliard ?

Mais m’aurait-on menti ? Vous aurait-on menti ?

Et si l’on continue, tout au début du monde.

Alors qu’Eve était nue, et peut-être une vraie blonde,

Combien de ces amants, faiseurs de mon destin ?

On fait le paradoxe, qu'il n'y en avait aucun !

 
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